Dans les pas de Ron Hood

  Le bushcraft est dans l’air du temps et ça se sent. Les émissions télévisées de survivalisme ont le vent en poupe, les aventuriers deviennent aussi connus que les stars télévisées et les communautés et boutiques spécialisées fleurissent un peu partout.

  Aujourd’hui zoom sur une expérience au plus près de la nature avec l’organisme EVN : École de Vie dans la Nature. La spécialité de cette « école » pas comme les autres depuis maintenant 6 ans est l’organisation de stage de vie et de survie, dans tous types de milieux naturels. J’ai personnellement testé l’immersion de 2 jours dans la forêt de Chiry Ourscamp, en Picardie, et pour une première expérience je n’ai pas été déçu. Au sein d’un petit groupe de 10 personnes, passionnés de nature ou simplement curieux, nous avons été initiés aux bases de la survie et du bushcraft. L’équipe de 3 moniteurs : Erwann, fondateur de l’EVN, Romuald, responsable de EVN Picardie et Fred, moniteur en formation, partagent avec passion leurs connaissances.

L’équipe EVN Picardie

Qu’entend t’on par buscraft, ou littéralement, art des bois ? C’est l’art de vivre en pleine nature, en autonomie, et en minimisant son impact sur l’environnement. C’est l’ensemble des choses essentielles à connaître pour survivre et s’adapter dans la nature. On réapprend les pratiques ancestrales oubliées. La pratique du bushcraft inclut entre autre la maîtrise du feu, l’orientation, la construction d’abris, la gestion et purification de l’eau, le maniement des outils mais aussi le pistage, la chasse, la fabrication d’ustensile en bois…et bien d’autres encore. Chacun adapte ensuite les enseignements selon sa propre pratique. Et pour s’initier au buscraft quoi de mieux qu’une immersion dans la nature avec des spécialistes de la survie !

 

Se retrouver en situation de survie qu’est ce que cela signifie réellement ? Quels sont les priorités dans une telle situation ? Voilà des questions auxquelles nous avons dû répondre au cours du week end. Et c’est là que l’on se rend compte, que finalement, en tant qu’être humain nous ne sommes plus vraiment conscient de nos besoins fondamentaux ! Et quoi de plus normal puisque qu’il y a bien longtemps que nous ne luttons plus pour notre survie. Pourquoi alors aller s’enfoncer dans la forêt avec seulement quelques litres d’eau, un tarp (toile servant d’abris) et un couteau ? Nombreux sont ceux parmi nous qui pratiquent la randonnée. Que ce soit occasionnel ou régulier, en vacance ou en balade, à quelques heures de la maison, à l’étranger, ou pour les plus aguerris lors de trek longue distance. Bref, chaque sortie outdoor est susceptible de tourner au vinaigre et de déraper. Sans être paranoïaque, connaître quelques règles élémentaires pourrait nous sortir un jour d’une situation difficile. Et puis quand vos amis jouent à « qui t’emmène sur une île déserte », vous êtes sûr de gagner à tous les coups ! Tout cela pour dire que nous ne savons pas toujours comment réagir en cas de situation critique. Pour cela une règle de base existe, c’est la règle des 3 de Ron Hood, pionnier du bushcraft et moniteur de survie. Lors de notre expérience en Picardie, chaque participant à été invité à réfléchir sur les 3 points de cette règle à garder en tête en cas de situation extrême, c’est à dire si notre pronostic vital est engagé. Beaucoup ont évoqués la recherche d’eau et de nourriture, la manière de signaler sa présence ou encore la bonne composition d’une trousse de secours. Mais aucun n’a pensé à la règle plus importante de toute, à l’élément indispensable à l’être humain : l’AIR.

•3 min sans air : C’est la première des règles, mais aussi la plus importante. Trois  minutes sans oxygénation le cerveau et le corps cessent de fonctionner, les tissus se nécrosent et c’est la mort. Un bémol cependant, il est important de rappeler que d’importantes lésions surviennent avant ces 3 minutes fatales.

•3 heures sans abris : 3 heures c’est le temps moyen qu’il faut à un être humain pour succomber d’hypothermie. Construire un abri est la deuxième chose à garder en tête. Que ce soit pour se protéger du vent, de la pluie, du froid et même de la chaleur.

Abris de forêt.

•3 jours sans eau : une fois que l’hypothermie est écartée, la dernière tâche élémentaire est de trouver de l’eau. Nous pouvons rester plusieurs semaines sans manger du moment que nous ne sommes pas en état de déshydratation. Cette durée est évidemment variable selon les conditions climatiques, elle diminue sous un climat très chaud ou augmente sous un climat frais et humide. Un chiffre important nous fait prendre conscience des conséquences graves de la déshydratation sur l’être humain : 2% d’eau en moins est équivalent à  20% de capacités cognitives et physiques en moins. Cette perte de faculté induit un temps de réaction plus lent et une perception du danger déformée, ce qui peut être fatal dans une situation où la réactivité prime.

filtre-eauSystème de filtration et purification de l’eau.

Voilà nos besoins fondamentaux pour se maintenir en vie ! Une fois ces trois éléments assurés alors seulement on aborde le reste.

La règle de Ron Hood n’est qu’un petit aperçu de ce que vous apprendrez auprès de l’EVN. Nous n’allons pas dévoiler ici le programme entier des stages qui réservent bien des surprises ! Ces immersions nature sont vraiment un moment unique de partage et de convivialité. C’est une occasion de tester un peu ses limites et d’enrichir ses connaissances auprès d’une équipe de moniteurs compétents, passionnés et généreux.

Cuisine des bois.

Pour en savoir plus sur les stages et connaître les prochaines dates, rendez vous sur le site de l’EVN : http://www.ecole-vie-nature.com/tag/evn/ ou sur la page Facebook : Hery Erwann Ecole Vie Nature. Et pour toute question, n’hésitez pas à contacter l’équipe qui sera ravie de vous répondre.

logosevn

A bientôt,

Home.

Une réflexion sur “Dans les pas de Ron Hood

  1. Article très intéressant, le mot survie est erroné de nos jours. Vivre en forêt avec le minimum c’est la vie, se regrouper dans la jungle des villes, à mes yeux c’est cela la survie. Pour conclure Darwin disait: Ce ne seront pas les plus forts, ni les plus riches qui survivront mais ceux qui s’adapteront.

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